Visite au Belgian EcoMarathon…

Le 3 Avril dernier avait lieu la première manche du championnat de Belgique, à Rebecq. Mathieu et Guillaume, étudiants de 1ere année sont allés observer nos futurs concurrents , voici leur compte rendu :

Nous sommes arrivés au vélodrome afin d’assister à la première manche du Championnat Eco Marathons – Wallonie. Il y avait beaucoup d’activité dans les stands des équipes, sous les tonnelles les managers s’affairaient à peaufiner les réglages de leurs machines. En effet, la mécanique de ce genre d’engins est parfois tellement capricieuse qu’il faut être sur le pied de guerre pour que les machines puissent prendre le départ. Certains resteront sur place… Le départ étant donné, afin de ne pas tomber dans les embouteillages, les participants ont trente secondes pour se lancer sur la piste. Nous aurons l’occasion de remarquer que ces trente secondes  servent aussi à sauver certains concurrents d’un démarrage raté !

Moteur à plein régime pour le lancement, les moteurs sont arrêtés volontairement  après quelques secondes : les véhicules  se laissent aller en roue libre, emportés par leur inertie, afin d’économiser la moindre goutte de carburant. Le mode de consommation minimale étant … de couper le moteur. Généralement le pilote arrive à se laisser rouler pendant un tour complet sans redémarrer, mais attention au règlement : il ne faut pas se retrouver en dessous de la barre des 30 Km/h de moyenne sur un tour.

Certains protos ne feront que quelques tours, mais ce n’est qu’un début, le perfectionnement et la révision feront évoluer la bête au fil des courses. Pour ceux qui bénéficient de l’expérience, les tours s’enchainent. Dans cette manche, le score s’établira à plus de 700 Km avec l’équivalent d’un litre d’essence dans la catégorie des moteurs thermiques. Mais au niveau électrique, on constate des distances beaucoup plus grandes: avec l’équivalent énergétique du litre d’essence, le meilleur fera plus de 1900 km.
Ce « spectacle » nous aura permis de croire en une évolution positive de la consommation des véhicules à venir. Avec l’impression que cela ne concerne que le cercle fort restreint des personnes intéressées, au vu du peu de spectateurs présents.
Mathieu De Prez
Guillaume Biset

Publié dans Compte rendu, Général | Laisser un commentaire

La construction du châssis est terminée!

L’enjeu majeur dans la construction du châssis était qu’il soit le plus léger possible tout en gardant une bonne résistance aux efforts de flexion et de torsion.
Alors dans ce cas, pourquoi avoir utilisé de l’acier qui est certes très résistant, mais qui est aussi très lourd ?
Le centre de recherche et développement d’Arcelor-Mittal nous a proposé le challenge d’utiliser de l’acier comme matériau pour le chassis. Ils venaient récemment de développer un nouvel acier trempé à très haute limite élastique destiné à l’industrie automobile, et nous ont convaincus du caractère « vert » qu’a l’acier si on le compare aux autres matériaux utilisés dans la construction des voitures. (Voir l’article https://team-ecomotion.com/2010/10/01/steel-is-green/)

Nous avons donc conçu un châssis en utilisant de la tôle de 0.65 mm pliée pour obtenir des profilés en forme de U qui ont une bonne résistance à la flexion mais hélas une médiocre résistance à la torsion.
Le seul moyen de palier à ce problème était soit doubler les profilés en les emboitant l’un dans l’autre, ou alors d’optimiser les design du châssis afin de mieux reprendre ces efforts de torsion.
Nous avons opté pour la seconde solution et conçu un châssis en forme de croix.
Les profilés croisés transforment les efforts de torsion en flexion. Les profilés en U disposant d’une bonne résistance à la flexion, le tour est joué…
Les découpes de profilés étant assez complexes, il a fallu les faire faire par découpe laser dans une société à Saint-Vith nommée New Laser.
Une fois les tôles découpées, il a fallu les plier grâce à cette plieuse:

L’acier utilisé étant très élastique, il a fallu faire des tests sur des chutes pour être sûrs que le pliage soit à l’angle souhaité. Nous nous sommes rendu compte à la fin des tests que l’acier avait un retour élastique de 16.5° par rapport au pliage initial ce qui est énorme.

Voici quelques vues de tôles pliées :

Une fois toutes les tôles pliées, il a fallu les souder. Nous avons commencé par faire des tests au TIG mais la zone thermiquement affectée était assez grande et la tôle perçait assez régulièrement, nous lui avons donc préféré le MIG en soudant par point, pour éviter les trop grandes déformations et réduire la zone thermiquement affectée.
Le centre de recherche disposant d’une table de soudage particulièrement performante, Monsieur Marc Bronze, notre soudeur n’eut aucun mal à le clamer entièrement.

Ici l’avant du châssis soudé par points:
 

Le dossier clamé en cours de soudage:
 

 

 

 

 

Le châssis entièrement clamé toujours en cours de soudage:
 

 

 

 

 

Le châssis terminé mais toujours clamé pour éviter les déformations pendant le refroidissement:

 

 

 

 

 

Par la suite, nous avons fait divers tests pour vérifier la rigidité du châssis. En ce qui concerne sa résistance à la torsion, il est quasi indéformable.
Au niveau de la flexion, nous l’avons callé entre 2 tables et sommes monté dessus au centre, pied joints pour concentrer une charge de plus de 70kg. Nous avons obtenu une flèche aux alentours de 6mm,  rien ne bougeait.
Nous pouvons affirmer clairement que nous avons accompli notre mission qui était de fabriquer un châssis le plus rigide et le plus léger possible : pour seulement 6kg, il résiste parfaitement aux sollicitations prévues !

Publié dans Technique | Laisser un commentaire

Construction du bras oscillant directionnel (1ere partie)

Nous en parlions dans notre premier article concernant la carrosserie: afin d’optimiser  l’aérodynamisme du prototype, il faut diminuer au maximum sa surface frontale. En utilisant le schéma classique de deux roues avant directrices, il aurait été nécessaire d’augmenter la largeur à l’avant du véhicule afin de disposer d’une zone libre pour permettre leur braquage.
Comme cet endroit est déjà le plus large de l’ensemble, nous avons opté pour une roue arrière directrice, fixée sur un bras oscillant dans le plan horizontal. Cela permet donc de rendre les roues avant immobiles et de faire passer celles-ci très près de la carrosserie.

Le deuxième rôle du bras oscillant est de supporter notre moteur Honda 25cm³ et d’assurer la transmission par chaine à la roue arrière par l’intermédiaire d’une couronne.

Le support de la couronne, qui vient se fixer sur la roue libre du moyeu, a été usiné par électroérosion à fil à Technifutur.
Afin de ne pas dénaturer le projet en ce qui concerne la matière de l’ensemble du châssis principal, nous avons choisi de fabriquer le bras oscillant également en acier. (Voir l’article https://team-ecomotion.com/2010/10/01/steel-is-green/)

La fourche proprement dite a été assemblée par Marc Bronze, soudeur au Centre de Recherche & Développement de ArcelorMittal à Liège.
Pour ce faire, une table de travail adéquate pour assurer un bon maintient en position des pièces à souder était à sa disposition.

 

 

Une fois que les modifications apportées au moteur seront terminées, la prochaine étape sera d’assembler le support de celui-ci sur la fourche du bras oscillant, où viendront par la même  occasion   se   fixer   les   tringles   de    direction.

Publié dans Technique | Laisser un commentaire

Adaptation d’un embrayage centrifuge et d’un démarreur

Nous avons publié précédement deux articles concernant l’embrayage (https://team-ecomotion.com/2011/03/22/lembrayage-centrifuge/) et le démarreur (https://team-ecomotion.com/2011/03/22/le-demarreur/) qui devaient être adaptés sur le moteur du proto. Une fois les plans réalisés, la suite logique a été l’usinage de l’entièreté des pièces constituant l’embrayage. Ces pièces ont été, pour la plupart, réalisées par notre partenaire Technifutur, mais aussi par Monsieur Dridi, de l’Ecole Polytechnique de Herstal et Monsieur Braine, de l’Ecole Polytechnique de Huy et enfin d’autres par les soins de Pierre au Campus Automobile.

Ces deux plaques usinées en aluminium serviront de support à l’embrayage, elles permettent de déporter celui-ci vers l’extérieur du moteur pour permettre à la roue dentée du démarreur de venir s’interposer.

La roue dentée du démarreur à été alésée et fixée par soudure sur un nouveau support plus compact et plus léger, celui-ci permet le centrage précis sur la pièce prolongeant le vilebrequin.

 

 

Le support des patins d’embrayage se fixe sur la partie conique d’une « rallonge de vilebrequin ».  (A droite)

Le tout est solidement fixé sur l’arbre moteur à l’aide d’une vis usinée au Campus automobile. (A gauche)

 Le démarreur, une fois placé sur son support vient directement s’engrener avec la roue dentée.  (A gauche)La  cloche d’ embrayage est vissée sur la deuxième plaque de fixation. Elle est centrée par rapport à la première à l’aide de goupilles de centrage dessinées spécialement pour notre moteur.  (A droite)

La position exacte par rapport au vilebrequin à été déterminée à l’aide d’une machine tridimensionnelle de mesures à Technifutur.  

 

 

 

Le pignon de sortie est fixé par emmanchement conique sur la cloched’embrayage, l’ensemble sera vissé sur celle-ci à l’aide d’une pièce de raccord.

 

 

Une fois monté, l’ensemble rend le moteur utilisable sur un prototype tel que le nôtre.

Publié dans Partenariat, Technique | Laisser un commentaire

Usinage du modèle de la carrosserie

Le poids et la trainée d’une voiture sont des facteurs importants au niveau de la consommation de celle-ci. La carrosserie joue un rôle très important sur la performance de notre prototype. Elle doit être légère, c’est pourquoi elle sera entièrement faite en matériaux composites, de la fibre de carbone dans notre cas. D’autre part, un aérodynamisme fluide ainsi qu’une surface frontale minimale se traduiront par une réduction de la trainée aérodynamique et, par conséquent, de la consommation.

C’est pourquoi l’étude de la carrosserie avait toute son importance dans les compétitions auquelles nous participerons. Cette étude a été menée au Campus Automobile, sur les conseils avisés de Monsieur Trovato, spécialiste en matières composites.

Pour réaliser le modèle de la carrosserie, nous avons choisi de faire confiance à l’expertise de Monsieur Robert Crets, directeur de la société  Advanced Composite Milling, qui dispose d’une fraiseuse numérique 5 axes d’une longueur en X de 6000mm, d’une largeur en Y de 2600mm et d’une hauteur en Z de 1200mm. Elle correspond à notre application car nous devons usiner des pièces d’un peu plus de 3m de long sur 70cm de large et 55 de haut.

L’usinage se fera sur un assemblage de panneaux d’isolation en polyuréthane de 1200x600x100.

Pour former un bloc à la dimension voulue, nous avons découpé en morceaux ces panneaux et les avons collés ensemble.

Nous avons collé deux blocs, un pour la partie supérieure et un pour la partie inférieure. 

Les pièces ainsi usinées serviront de  « maquette » taille réelle sur laquelle on viendra déposer de la fibre de verre pour faire les moules. Une fois les moules terminés, il faudra mettre en place les couches de fibre de carbone dans ceux-ci afin de former la carrosserie.

Publié dans Technique | Laisser un commentaire

Présentation du banc d’essai

Afin de tirer le meilleur parti du moteur, il est nécessaire de le faire tourner sur un banc d’essai, qui permet de prendre toute une série de mesures (vitesse, couple, consommation, puissance,…). C’est dans ce but qu’une nouvelle équipe, constituée d’étudiants en sciences industrielles de l’Isil est venue s’ajouter au projet. Cette équipe, qui rassemble Romain Schreuer, Pierre Cuijvers, François Hansen et Pierre Bialas (tous les quatre de la même classe de troisième bachelier), a pour objectif de concevoir et réaliser un banc d’essai. En fait, le cahier des charges est double : premièrement, il s’agit d’apporter le plus rapidement possible une solution pour optimiser le moteur, car les délais sont très courts ; et deuxièmement, il faut prévoir un banc avec des possibilités d’évolution pour les années futures. C’est pourquoi les étudiants se sont basés sur un banc existant qu’ils vont adapter pour le projet. Actuellement, la phase de design est déjà bien avancée et le montage va bientôt commencer. Techniquement, une génératrice DC fera office de frein pour mettre le moteur en charge. Et c’est en mesurant les grandeurs produites par la génératrice, et en les comparant à des valeurs prises lors de mesures d’étalonnage, qu’ils pourront déduire les caractéristiques du moteur (puissance, couple, …).

Un renfort qui tombe au bon moment !

Publié dans Technique | Laisser un commentaire

MecaSolutions apporte sa pierre à notre édifice !

Pour rester dans la logique de  l’aspect écologique de notre projet, nous avons porté notre choix sur le carburant Bioéthanol E100. Parmi ses particularités, nous retrouvons un indice d’octane plus élevé nous offrant la possibilité d’augmenter le taux de compression du moteur dans le but d’en augmenter  le rendement.  Afin de diminuer le volume de la chambre de combustion, sans provoquer une collision entre le piston et les soupapes, nous avions besoin de connaître précisément la position de ces éléments à chaque instant.

Pour ce faire, nous nous sommes rendus le 17 mars dernier à Wavre, dans les bâtiments de MecaSolutions ,  notre nouveau partenaire.  Monsieur Jean-Baptiste Siméons est le directeur de ce bureau d’étude en ingénierie mécanique qui offre à ses clients de multiples services dont la numérisation 3D.

Il nous a chaleureusement accueils et nous tenons à le remercier pour sa disponibilité, son aide précieuse et la rapidité à laquelle il a pu réaliser la numérisation de notre moteur Honda GX 25.

Publié dans Partenariat, Technique | Laisser un commentaire

L’embrayage centrifuge

L’embrayage fourni avec le Honda GX 25 ne convient pas pour notre application. Il était donc nécessaire de trouver ou concevoir un embrayage centrifuge plus adapté à notre usage.
Nous avons fait le choix d’employer un embrayage centrifuge réglable de pocket bike.
Ce choix permet d’éviter certaines opérations d’usinage fastidieuses tel que le moulage d’un carter ou la fabrication de patins adaptés.
Le gros du travail consiste en l’adaptation de cet ensemble sur le moteur existant.
Pour ce faire, nous allons créer deux supports en aluminium épais de 5mm, l’un sera directement fixé et centré sur le moteur, et l’autre servira à la fixation du carter d’embrayage. Ces deux pièces seront liées par des douilles de centrage préçises, ce qui assurera une concentricité parfaite.
L’embrayage choisi permet aussi l’adaptation aisée du pignon de sortie. Celui-ci sera fixé par une pièce cônique.

Publié dans Technique | Laisser un commentaire

Le démarreur

Le honda GX 25 était doté d’origine d’un lanceur à corde.
Or il est nécessaire pour nous de disposer d’un démarreur électrique pour faciliter la mise en marche du moteur en course.
Nous avons donc choisi d’adapter un démarreur électrique de scooter 50cc. Notre choix étant guidé par la faible taille et le poids raisonnable de ce type de démarreur, il nous assure aussi un fonctionnement optimal car le démarreur choisi est prévu pour démarreur des moteurs deux fois plus puissants.

Ce démarreur possède un bendix intégré, celà signifie que le pignon ne reste pas en prise une fois le moteur en fonctionnement (limitation des frottements).
La roue dentée s’accouplant au démarreur sera placée en sortie de vilebrequin, du coté de l’embrayage. Ce choix permet de placer intelligement le démarreur et de concentrer les forces du coté le plus robuste du moteur.

Publié dans Technique | 2 commentaires

La commande d’allumage

Le boitier électronique utilisé dans notre prototype permet notamment la gestion du moment d’injection et d’allumage. Afin que celui-ci puisse agir à un instant précis, un point de repère lui indiquant la position du piston dans le cylindre ainsi que la vitesse de rotation sont nécessaires. Généralement, ce repère est le point mort haut du moteur ou un angle vilebrequin de celui-ci. Nous avons décidé de mesurer cette information via un capteur hall délivrant un courant lorsqu’il subit une variation de flux magnétique créée par le passage d’un aimant. Nous avons donc réalisé un disque en aluminium solidaire du vilebrequin et intégrant un aimant positionné au PMH. Le capteur sera fixé par collage sur le carter moteur. La solution ne nécessitant aucun usinage sur le moteur, nous gardons une grande flexibilité en cas de problèmes !

Publié dans Technique | Laisser un commentaire