Adaptation d’un moteur de cylindrée supérieure afin d’améliorer le rendement de la propulsion

Plus grande est la cylindrée, meilleur est le rendement. Nous nous sommes limités à un moteur de 50cc. Le poids et l’encombrement pesant aussi dans la balance. L’achat d’une mini moto 50cc lance le début des hostilités. L’ensemble boite moteur est énorme, 18kg à la pesée ! Le premier objectif est de retirer tous les éléments inutiles. De l’ensemble, il ne reste finalement que culasse, cylindre et vilebrequin. Encore trop lourd, mais on ne peut se permettre de fabriquer ces éléments, pour l’instant ! Tout le reste est repensé : embrayage, carters, allumage, injection, lubrification …

Le moteur précédent était trop décentré par rapport au véhicule. Celui-ci aura une meilleure position dans le proto grâce au pignon positionné contre le carter. L’embrayage se retrouve donc à  »l’extérieur ». Il a fallu réviser sa conception. Un troisième patin a été ajouté, afin de permettre un accrochage à de plus bas régimes moteur.

Ce sont les carters qui nous ont le plus occupés. Il a fallu les faire de telle sorte que le montage soit aisé, la fabrication la plus simple possible (dans le sens uniquement usinage, pas de moulage). Le tout (comme toujours) léger et résistant.

La forme générale est comme la plupart des carters, deux parties séparées par un plan de joint centré sur l’axe du cylindre. Le démontage se fait suivant l’axe du vilebrequin, les 2 roulements étant assemblés de manière inhabituelle, BIG serrée, BEG glissante, BID glissante, BED serrante. Le montage normal devrait être bagues extérieures glissantes et bagues intérieures serrantes. Mais les cotes du vilebrequin ne permettent pas cela et ont ne peut se permettre de les modifier. La complexité des carters d’origine ne permettait pas de prises de mesures suffisamment précises à l’atelier, il a donc fallu demander l’aide de Mme Elsen et sa machine de mesure 3D pour compléter les mesures conventionnelles.

La présence d’éléments « en dehors » des roulements à nécessité la création de « sous carters » fermés afin de maintenir l’accès à ces éléments c’est à dire pompe à huile, roue de capteur de rotation, chaine de distribution.

La fixation du moteur à la fourche passe par le carter, 2 excroissances percées de trous de passage sont donc dessinées l’une à la verticale de l’autre, à l’arrière du moteur. Cela permet de le fixer directement sur la fourche sans nécessiter d’éléments de cadre ou de longues pattes de fixation.

Le circuit de lubrification était l’un des casses tête de la conception. Généralement, dans les carters, des formes folles obtenues par moulage permettent la création de canaux dans le carter même. Pour des raisons de simplification de fabrication, le circuit est composé de durites passant à l’extérieur. Pour les soupapes et la tête de bielle, on repique sur les canaux d’origine. Pour le piston, il a fallu installer un injecteur projetant de l’huile directement sous le piston. Pour cela un calcul de mécanique des fluides était nécessaire afin de définir le diamètre de l’injecteur.

A suivre : )

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